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II Kings 13:17

Et dit : Ouvrez la fenêtre qui regarde l’orient. Et lorsqu’il l’eut ouverte, Élisée dit : Jetez une flèche. Et il la jeta. Et Élisée reprit : Flèche de salut du Seigneur, flèche de salut contre la Syrie ; et vous frapperez la Syrie à Aphec, jusqu’à ce que vous l’exterminiez.

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Que signifie II Kings 13:17 ?

Le prophète Élisée se trouve sur son lit de mort en Israël, visité par le roi Joas qui pleure la perte imminente de son guide. Le roi a reconnu en Élisée le char d'Israël et sa cavalerie. Au chapitre treize, verset dix-sept, le prophète mourant guide les mains du roi sur un arc, puis lui ordonne d'ouvrir la fenêtre tournée vers l'orient. Par ce geste, Élisée fait tirer une flèche au roi pour signifier la victoire militaire à venir contre la Syrie, avant de donner ses dernières instructions concernant la campagne contre les Syriens.

Sur son lit d'agonie, le prophète Élisée n'offre pas un vague réconfort politique au roi Joas : il engage une liturgie cosmique où la matière, le temps et le décret souverain de Dieu s'unissent. Cette injonction de décocher une flèche vers l'orient ouvre une brèche eschatologique dans l'histoire du salut, manifestant la logique sacramentelle qui culminera dans l'Incarnation. Loin d'être un simple encouragement militaire, le geste du voyant érige ce projectile visible en instrument efficace d'un triomphe invisible.

L'instrumentalité causale du signe prophétique

La flèche lancée par la fenêtre ouverte n'est pas un simulacre ou une allégorie : elle constitue une cause instrumentale investie d'une vertu surnaturelle.

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Sens théologique de II Kings 13:17

Le prophète Élisée se trouve sur son lit de mort en Israël, visité par le roi Joas qui pleure la perte imminente de son guide. Le roi a reconnu en Élisée le char d'Israël et sa cavalerie. Au chapitre treize, verset dix-sept, le prophète mourant guide les mains du roi sur un arc, puis lui ordonne d'ouvrir la fenêtre tournée vers l'orient. Par ce geste, Élisée fait tirer une flèche au roi pour signifier la victoire militaire à venir contre la Syrie, avant de donner ses dernières instructions concernant la campagne contre les Syriens.

Dans l'économie de la Révélation, ce geste étrange posé au chevet d'Élisée mourant constitue un carrefour dogmatique majeur. L'Église n'y voit nullement une superstition guerrière, mais le déploiement du signe efficace, la typologie du Christ Rédempteur et l'articulation de la souveraineté divine avec la liberté humaine. La flèche décochée vers l'Orient par les mains conjointes du roi et du prophète figure l'irruption de la grâce dans l'histoire, montrant comment Dieu ordonne la délivrance de son peuple.

La typologie de l'Orient et la flèche du Verbe victorieux

*Saint Grégoire le Grand (Homélies sur Ézéchiel)*

Les Pères contemplent dans l'ouverture de la fenêtre vers l'Orient une annonce directe du Messie, le soleil levant venu visiter notre nuit.

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Le prophète Élisée se trouve sur son lit de mort en Israël, visité par le roi Joas qui pleure la perte imminente de son guide. Le roi a reconnu en Élisée le char d'Israël et sa cavalerie. Au chapitre treize, verset dix-sept, le prophète mourant guide les mains du roi sur un arc, puis lui ordonne d'ouvrir la fenêtre tournée vers l'orient. Par ce geste, Élisée fait tirer une flèche au roi pour signifier la victoire militaire à venir contre la Syrie, avant de donner ses dernières instructions concernant la campagne contre les Syriens.

Provenance

- Livre: Deuxième livre des Rois - Auteur attribué: Traditionnellement attribué au prophète Jérémie (selon le Talmud de Babylone, traité Baba Batra, folio 15a) ; le consensus historico-critique identifie une composition deutéronomiste composite. - Langue de composition: Hébreu biblique classique - Période: Fin du septième siècle avant notre ère (première édition josienne) jusqu'au milieu du sixième siècle avant notre ère (révision exilique), Jérusalem, puis Babylone - Public original: Élites lettrées de la monarchie judéenne tardive, puis communauté des déportés judéens à Babylone

Position canonique

Dans le canon chrétien de l'Ancien Testament, cet écrit prend place au sein des livres historiques, à la suite du premier livre des Rois…

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II Kings 13:17 au regard d'autres traditions

Le prophète Élisée se trouve sur son lit de mort en Israël, visité par le roi Joas qui pleure la perte imminente de son guide. Le roi a reconnu en Élisée le char d'Israël et sa cavalerie. Au chapitre treize, verset dix-sept, le prophète mourant guide les mains du roi sur un arc, puis lui ordonne d'ouvrir la fenêtre tournée vers l'orient. Par ce geste, Élisée fait tirer une flèche au roi pour signifier la victoire militaire à venir contre la Syrie, avant de donner ses dernières instructions concernant la campagne contre les Syriens.

Dans la tradition catholique, le geste d'Élisée est un acte prophétique efficace (*signum propheticum*). La flèche lancée vers l'orient annonce l'intervention salvifique de Yahvé dans l'histoire humaine, subordonnée à l'obéissance du roi et préfigurant la croix. Face à ce réalisme de l'alliance, les traditions orientales conçoivent aussi l'archer comme médiateur de l'invisible, mais selon des ontologies irréductibles.

L'instrumentalité guerrière et le dessein divin

L'hindouisme classique diverge d'abord du récit biblique : la *Bhagavad Gītā* dissout le combat historique dans l'éternité divine, affirmant que les ennemis d'Arjuna sont déjà anéantis par Krishna. À l'inverse, l'oracle d'Élisée engage la contingence historique d'Israël.

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